Quel gâchis ! Quel gouffre financier !
Voici deux ans que, sur ce site, nous nous lamentons de la situation désastreuse de notre village suite au développement de l’aéroport de Bierset et que nous menons un combat pour que les choses s’améliorent rapidement.Certes, des zones sinistrées ont été vidées de leurs ruines et déchets d’ordures en tout genre mais la situation est encore loin d’être agréable pour les riverains.
Nous avions un village propre, de belles petites maisons et des demeures confortables qui s’alignaient le long des rues avec de jolis jardins. Aujourd’hui des maisons ont été rasées et, ça et là, des monticules de briques ou de bois calcinés rappellent que là-bas, il y a peu de temps encore, vivaient des hommes, des femmes et des enfants. Aujourd’hui ils sont partis, laissant de grands vides dans la population et dans un quartier déserté.
Et tout cela, pourquoi ?
Loin de nous l’idée de se dresser contre le développement de l’aéroport de Bierset. Ce serait un combat d’arrière-garde et on doit admettre qu’il est une providence en termes d’emplois et de dynamisme économique pour la région.
Mais beaucoup se posent des questions laissées toujours sans réponse : était-ce bien utile de chasser une partie de ces gens et d’inciter les autres à quitter leurs maisons ? Pourquoi avoir abandonné ces demeures au lieu de les protéger et de les louer ? Pourquoi attendre autant d’années avant de nettoyer les zones ainsi désertées ?
Pourquoi enfin avoir dépensé tant d’argent pour racheter les maisons et les démolir alors qu’à deux cents mètres de là on autorisait la construction de nouvelles habitations ? Pourquoi avoir rasé tant d’habitations pour laisser les terrains en friche ou y faire pousser de nouvelles cultures ?
Ainsi, dans la rue Pierre Bouveroulle à Rouvroi, le dernier locataire, Monsieur Delhaze, a été chassé de la maison qu’il occupait. Il était sommé de la quitter fin mai. C’était une belle demeure qu’il entretenait amoureusement. Il est parti voici quelques mois. Voyez l’état dans laquelle elle se trouve.
Etait-ce bien nécessaire de le bouter dehors alors qu’il préservait le bien qu’il louait et jouait un peu le rôle d’agent de quartier? Dans les semaines qui ont suivi, le bâtiment fut vite dégradé et il le sera sans doute davantage dans les mois à venir. Ce scénario ne fait que répéter celui qu’ont vécu toutes les habitations du quartier. Et elles n’étaient pas vétustes ! Aujourd’hui, à leur place, on trouve un champ de culture…
Comprenne qui pourra !
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