Archive de juin, 2008

Bienvenue donc à Grâceiollogne

HH26.06.07 / Commentaires de Xavier

Première réaction à notre billet de ce jour. Elle nous vient de Xavier, graphiste et concepteur notamment de sites internet. C’est lui qui s’occupe aimablement de notre site HH. Il réagit en tant qu’amoureux de notre village mais aussi comme graphiste professionnel … non sans un brin d’humour !

Logo Grace-hollogne« Je viens d’aller sur le “portail” du site de Grâce-hollogne, à la suite de votre billet du jour. Et je suis franchement dégoûter par ce que je viens de découvrir.
N’étant plus habitant de Hozémont, je ne reçois plus le magazine trimestriel, donc  je n’avais pas connaissance du nouveau logo de la commune.
Intégrer dans celui-ci la tour de contrôle de l’aéroport relève, à mes yeux,
de la provocation. Deux remarques supplémentaires :

  • L’utilisation de la tour de contrôle, telle qu’elle est faite, est peu harmonieuse et rend le H presque illisible, nous voilà donc à “Grace i…ollogne”
  • Un nom est un nom, c’est une des bases de la création de logos. Oublier le tiret qui sépare les deux mots en les collant l’un à l’autre nous donne donc : “Grâceiollogne”
  • Bienvenue donc à Grâceiollogne, territoire de Liège Airport.
  • En plus d’être réducteur et provocant, ce logo est réalisé en dépit du bon sens dans le seul but de promouvoir une tour… de Babel.
  • Si ce “H” n’est pas la tour de contrôle que l’on m’explique ce que c’est!

Logo Grace-hollogne ModifiéConstatons quand même qu’il suffit de 3 traits supplémentaires pour rendre à César ce qui est à Grâce-Hollogne, et transformer la tour en poubelle, ce qui correspondrait mieux à l’état de notre village :

C.Q.F.D. »

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Que TNT et ses amis nous bénissent!

Vous avez reçu, dans votre boîte aux lettres, la luxueuse brochure de l’administration communale de Grâce-Hollogne. Brochure dédiée à la gloire de notre aéroport si présent chaque nuit. Fallait-il nous rappeler, une fois encore, que nous avons le bonheur d’abriter un des plus beaux aéroports européens ? Pas moins de 5 pages sur 28 pages rédactionnelles lui sont consacrées, dont une double page au développement de TNT.

Certes, nous voisinons avec un aéroport que d’autres communes nous envient(lesquelles ?)  mais faut-il vraiment que le contribuable de Grâce-Hollogne paie aussi pour le lui rappeler à son bon souvenir ?

Les habitants d’Hozémont lui ont déjà assez donné. Non seulement, ils en subissent les inconvénients nocturnes, mais, depuis dix ans, ils vivent, à cause de lui, dans une zone sinistrée qui laisse les autorités dans une totale indifférence.

Comme on le rappelait plus haut, cet aéroport, on ne risque pas de l’oublier. Il est 4 heures du matin au moment où j’écris ces lignes et je jurerais que le doux bruit des avions n’est pas étranger à mon réveil brutal.

Où sont les projets de rénovation de Hozémont ?

Passons l’intérêt soutenu à l’aviation et feuilletons la brochure avec plus d’attention. Nous y cherchons  en vain des projets de rénovation de l’avenue des Acacias ou du quartier de Rouvroi alors qu’à l’entrée de la commune de Flémalle, une dizaine de maisons viennent encore d’être abattues et les terrains remis en état.

Dans notre billet du mois dernier, nous posions la question « Si cela se passe à Flémalle, pourquoi pas chez nous ? » Trois semaines plus tard, toujours pas de réponse.  Serions-nous condamner à vivre dans cet environnement jusqu’à la fin de nos jours ?

Nous n’y trouvons pas  davantage l’opération menée par un groupe de citoyens qui, lors du week-end du premier mai, ont sillonné les rues de Hozémont pour donner au village un aspect plus propret.  Pourtant, il s’agissait d’un mouvement citoyen, comme on se plait à l’entendre dans les discours politiques, de mobilisation d’adultes et surtout d’adolescents et d’enfants qui prenaient conscience du triste état de leur village et voulaient y remédier avec leurs petites mains.

Comme je l’évoquais dans un précédent billet, le jour où je verrai, en couverture, une pelleteuse au travail dans la rue des Acacias ou des containers remplis jusqu’à la gueule dans le quartier de Rouvroi, j’ouvrirai avec bonheur cette brochure qui, j’imagine, me coûte - à moi comme à vous - beaucoup d’argent.

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