Archive de mai, 2008
On respire à Fontaine !

Quand nous avons vu que le tas de poubelles et d’encombrants gonflait, de jour en jour, au coin de l’avenue des Acacias et de la rue Pierre Boveroulle, nous avons craint qu’il ne progresse jusqu’au cimetière.
Après Bagdad sur Meuse, Hozémont allait-il devenir Napoli s/Meuse ?
C’était sans compter sur la rapidité de réaction des services communaux, qui, dès le début de la semaine dernière, procédaient à l’enlèvement des déchets.
Merci aux responsables et au personnel courageux qui a dû employer les grands moyens pour évacuer ces immondices.
Ça bouge aux Cahottes !
Dans notre billet du 26 avril, nous constations qu’au coin de la rue des Cahottes et de la rue Noirfontaine, on procédait à la démolition de plusieurs maisons sinistrées. A l’heure qu’il est, elles ne sont plus que souvenir. Seule, l’une d’entre elles est restée debout. Pourquoi ? Nous n’en savons rien. Quelqu’un peut-il nous éclairer à ce sujet?
Depuis lors, les matériaux sont évacués, les citernes sorties de terre et les terrains en cours de remblaiement. Cela signifie que, lorsque la volonté est présente, le travail peut être fait rapidement.
Certains chuchotent que le passage prochain du Tour de Belgique n’y est pas étranger et que la réfection de la route à ce carrefour n’est pas l’effet du hasard.
D’après les documents affichés sur le chantier, il apparaît que cette démolition est le résultat d’une ordonnance de police visant la démolition immédiate d’immeubles insalubres non améliorables.
Elle se base - nous vous épargnons l’énoncé des articles - sur une loi communale, sur le Code de la Démocratie locale et de la Décentralisation, sur le Code wallon de l’aménagement du territoire et sur le Règlement général de Police de la commune de Flémalle.
Voici quelques termes de cette ordonnance:
« … Vu le rapport établi en date du 17 avril 2008 par le Chef de corps de la zone de police…quant aux dangers imminents que présentent pour la sécurité des habitants, les immeubles.. les propriétés de la Sowaer remises en gestion à la SPI+… il s’indique de faire procéder sans délai à leur démolition… »
Puisque le rapport date du 17 avril, cela signifie qu’en un mois, les maisons auront été démolies et les terrains remis en état. Belle célérité!
Pourquoi pas chez nous ?
La question que tous les Hozémontois se posent est évidemment celle-ci : si cela se passe aux Cahottes, pourquoi pas chez nous ?
Des immeubles de l’avenue des Acacias tombent en ruine depuis des années. Ils présentent le même caractère de dangerosité que ceux de la rue des Cahottes et de Noirfontaine. Ils se trouvent sur la même artère à grande circulation que ceux-ci.
Alors pourquoi les laisse-t-on debout avec tous les inconvénients qu’ils entraînent tant au point de vue de la sécurité qu’à celui de l’environnement ?
Notre site est évidemment ouvert à tout élément de réponse que l’on pourra nous apporter.
1 CommentaireNous n’avons pas voulu cela !

Comme nous l’avions expliqué sur le site, mais aussi largement diffusé par affiches et dans les boîtes aux lettres, l’opération « Hozémont propre » consistait à nettoyer les rues qui vont de l’autoroute jusqu’à celles du quartier de Fontaine. Des sacs bleus (PMC) et jaunes (tout venant) nous avaient été fournis par la commune afin de ramasser cannettes, bouteilles, déchets divers… pour les mettre dans les sacs appropriés. Nulle part, nous n’avions dit que nous ramassions les déchets des particuliers, ni leurs poubelles, ni leurs encombrants, ni leurs fonds de greniers.
Les services périodiques de ramassage de poubelles et ceux offerts par les parcs à conteneurs sont là pour cela.
Hélas, les événements ont pris une tout autre tournure. Les poubelles bleues et jaunes en ont attiré d’autres et les encombrants, ramassés le long de la voirie depuis l’autoroute, en ont amené d’autres aussi. Nous devons avouer que nous avons été dépassés par cet apport qui s’amplifiait d’heure en heure.
Si mon voisin l’a fait, pourquoi pas moi ?
Le résultat est qu’en fin de journée, il y avait de quoi remplir un gros conteneur. Aujourd’hui, il en faudra plusieurs, puisqu’en huit jours, le bruit s’est répandu… Et les déversements se sont multipliés.
Nous espérons que les services communaux réagiront promptement avant que l’accès au cimetière ne soit définitivement bloqué par les encombrants !
Etait-ce inévitable ?
A la « décharge » de ceux qui sont venus déposer leurs déchets personnels, il faut admettre que le quartier offre, depuis des années, un aspect peu soigné. Les maisons abandonnées appellent les dépôts clandestins le long de la voirie. Depuis longtemps, fauteuils, pneus et poubelles traînent le long de la route et derrière les haies.
A qui la faute ? Si les propriétaires de ces terrains réagissaient en rasant les maisons, une fois pour toutes, et en remettant les terres en état, le quartier retrouverait sans doute une certaine sérénité. On l’a répété maintes fois : « La crasse amène la crasse ».
Mais chacun s’est habitué à ces ruines qui font désormais partie du paysage, à des exercices d’incendie qui se déroulent à quelques dizaines de mètres des habitations, à des petits tas de déchets qui fleurissent par-ci par-là .
Faut-il s’étonner alors, qu’un jour ou l’autre, il y ait un gros tas ?
Votre CommentaireGrand MERCI à tous les bénévoles

Ce samedi 3 mai dès 9 heures, les premiers bénévoles arrivaient au coin de l’avenue des Acacias et de la rue Pierre Boveroulle, en face de la supérette Latupri. Un grand merci à ceux qui étaient présents dès la première heure, mais aussi à ceux qui nous ont rejoints en cours de journée et sont venus prêter main forte une heure ou deux. On ne peut oublier ceux qui étaient empêchés et qui nous ont téléphoné pour s’excuser de ne pouvoir nous aider, ceux aussi qui ont apporté un soutien alimentaire à ces bénévoles.
Le début de l’opération a commencé à la sortie de l’autoroute, rue du Bihet, puis est remontée par la rue de Fontaine vers l’avenue des Acacias.
Que de trésors le long de nos routes ! Les automobilistes qui quittent la voie rapide balancent, avant de pénétrer dans le village, cannettes, bouteilles en verre, boîtes en carton… Les plus courageux ont déjà mis leurs déchets en petits sacs et les jettent le long de la voirie pour que d’autres les ramassent plus commodément ( !) Quelques pneus aussi, des bidons, des sachets…
Les champs qui bordent la rue de Fontaine en direction de l’école maternelle d’Hozémont sont aussi des endroits propices pour vidanger ce qui reste sous les sièges ou dans les portières de la voiture. Les automobilistes ne sont sans doute pas les seuls responsables de ces lancers dans la nature. Combien de piétons ou de cyclistes n’ont-ils pas répété les mêmes gestes ?
L’avenue des Acacias et le quartier de Fontaine
La remontée de l’avenue des Acacias a révélé d’autres surprises. Parmi les travaux parfois peu ragoûtants que se sont imposés les bénévoles, il faut souligner ici le courage de cette dame qui a enfilé ses bottes et n’a pas hésité à descendre dans le fossé pour extraire les immondices qui étaient accumulés dans l’eau croupie. Chapeau, madame !
La présence des maisons en ruine dans cette avenue favorise évidemment les décharges clandestines le long de la voirie. Mais les rues du quartier de Fontaine ne sont pas épargnées, elles non plus.
Pourtant, les parcs à conteneurs existent depuis bien longtemps et les dépôts y sont gratuits. Pourquoi ne pas se débarrasser de ses déchets au fur et à mesure au lieu de les laisser s’accumuler sur le trottoir ou sur les terrains alentour ? D’autant plus qu’une poubelle abandonnée ou un tas de déchets en attirent d’autres… Et des petits malins profitent de l’occasion pour y déposer leurs propres immondices!

La police de proximité et le personnel communal
Partout, on parle de police de proximité et on se plaint souvent qu’elle ne fait rien. L’occasion est trop belle pour ne pas souligner que la police de Grâce-Hollogne était présente sur le terrain dès la première heure. Non pas pour faire simplement la circulation mais surtout pour nous accompagner dans le ramassage des déchets le long des routes et la mise en sac. Un grand merci à elle et aux personnes des services communaux qui ont œuvré jusque bien tard afin de mener à bien cette opération.



