Archive de novembre, 2007

Nous n’irons plus au Paradis…

Les Hozémontois auront sans doute remarqué, ces dernières semaines, que la rue du Paradis, petite rue parallèle à l’autoroute, avait été condamnée. De gros blocs en béton en interdisent désormais l’accès. Il est vrai que, depuis quelque temps, cette rue était devenue un dépotoir (un de plus !) dans notre belle commune et qu’elle n’était plus fréquentée que par les approvisionneurs de dépôts clandestins.
Plus étonnant, le même barrage routier interdisant l’accès à la rue Rouvroi, en face du refuge « Animal sans toit ». On croyait le mur de Berlin aboli. Il n’en est rien. Plutôt que de décider, une fois pour toutes, le nettoyage complet des rues, des maisons et des terrains, on bloque les routes en attendant de voir venir…
Hélas, ces nouveaux éléments décoratifs viennent s’ajouter aux maisons éventrées ou à moitié incendiées. Nous devons boire le vin jusqu’à la lie.
Horion-Hozémont est devenue une véritable terre d’accueil ( !) avec une entrée avenante qui séduit les étrangers perdus dans notre beau pays. Le week-end dernier, des amis de Flandre, qui venaient nous rendre visite, n’en croyaient pas leurs yeux. Faut-il dire que nous étions gênés de leur offrir un si triste spectacle alors que, dans leur quartier, pas un papier ou un mégot ne traînent sur les trottoirs?
N’y a-t-il pas, là aussi, un véritable fossé entre la Flandre et la Wallonie ?
 

Le 1er novembre, du spectacle pour les familles des défunts

Le 1er novembre n’est-il pas jour de repos et de recueillement ? A Hozémont, rien ne se passe comme ailleurs. Alors que les familles se rendaient ou sortaient du cimetière, la rue d’accès a été bloquée par les Services d’Incendie qui ont dû, une fois de plus, intervenir dans la maison sise au coin de la rue Pierre Boveroulle et l’avenue des Acacias. Un grand déploiement de pompiers et de véhicules qui a perturbé la sérénité du jour.
Quelqu’un a-t-il chiffré ces multiples interventions dans le village depuis l’abandon des maisons ? La somme doit être rondelette. Un abattage rapide de ces cadavres, ce que nous réclamons depuis des mois, aurait sans doute évité cette nouvelle intervention et les risques qu’elle représente. Sans compter les exercices au feu que les Services d’incendie pratiquent régulièrement à deux pas des maisons habitées… 

Une lueur d’espoir ?
Ces derniers jours, l’entreprise de démolition qui a effectué les premiers abattages en juillet-août, était à l’ouvrage dans la rue Malherbe. Cela signifie-t-il que la dernière ligne droite est entamée et qu’une procédure de destruction systématique est en route ? Quiconque possède des informations à ce sujet pourrait nous en faire part sur le site.
En attendant, nous sommes tellement habitués à la laideur, au désordre et à la crasse qu’il nous faut la visite de gens venus de l’extérieur pour nous rappeler que nous vivons dans un véritable champ de bataille.

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