Archive de juin, 2007
Triste image de notre village aux yeux des étrangers
Je ne résiste pas à publier aujourd’hui un commentaire reçu hier et signé S. Bawin :
« Bravo pour cette initiative.
Ce samedi 23 juin, Christian Merveille, venu chanter pour les enfants au Horion Rock Festival, nous a demandé ce qu’il s’était passé “là -bas près de l’autoroute�.
Comment éduquer nos enfants à la citoyenneté et au respect quand un chancre pareil fait partie de leur vision quotidienne?
Les habitants d’Horion-Hozémont versent des impôts communaux et proportionnellement au nombre d’habitants de la commune, certainement pas moins que les autres.
La présence d’un aéroport sur le territoire communal est aussi source de revenus. Quand est-il de la prise en charge du revers de la médaille? »
Bulletin communal trimestriel
Je reçois ce jour le bulletin trimestriel de notre commune et ne manque pas de me réjouir du dynamisme des entreprises qui sont évoquées ainsi que du prestigieux hôtel qui a choisi de s’établir à côté de l’aéroport, à deux pas de chez nous.
Hélas, je ne vois nulle part un seul mot sur ces habitations qui jouxtent aussi cet aéroport, et qui, sur son autel, ont été sacrifiées. Pas une ligne sur un programme de réhabilitation de ces quartiers abandonnés, pas davantage sur la suite de la destruction des maisons ni de l’évacuation des immondices…
Quelques suggestions pour le prochain bulletin : en page de couverture, une pelle mécanique engloutissant la dernière maison décharnée ; à l’intérieur, un intéressant reportage illustré sur la manière dont les ouvriers communaux ou d’autres sont venus à bout des tonnes d’immondices qui envahissent nos rues. Le tout se clôturant par de jolies photos de fleurs et de champs - enfin retrouvés! - à Horion-Hozémont.
Je suis persuadé que ce bulletin ferait un tabac et que chacun le garderait précieusement dans ses archives !
Votre CommentaireLa Police de l’Environnement répond
Il y a quelques jours, j’avais interpellé la Police de l’Environnement au sujet des dépôts clandestins dans le village, particulièrement dans les quartiers de Fontaine et de Rouvroi.
Je reçois, ce jour, la réponse de Monsieur M. GILLIQUET, directeur de la division de Liège de la Police de l’Environnement.
En voici le contenu :
«
Objet : Grâce-Hollogne/Dépôts d’immondices
Monsieur,
J’accuse bonne réception de votre plainte du 10/06/2007 concernant divers dépôts d’immondices à Grâce-hollogne. La référence du dossier est GRA/36842.
Je vous informe que je fais parvenir votre courrier à Monsieur le Bourgmestre de Grâce-Hollogne, responsable de la sécurité et de la salubrité publique.
Espérant pouvoir contribuer à l’amélioration de la situation qui vous préoccupe, je vous prie de croire, Monsieur, en l’assurance de ma parfaite considération,
Le Directeur
Ir. M. GILLIQUET »
Je remercie Monsieur GILLIQUET de son intervention auprès de Monsieur le Bourgmestre. Je ne sais évidemment si cette intervention pourra faire avancer les choses puisque cette lettre confirme la responsabilité de la commune, responsable de la sécurité et de la salubrité publique, ce que chacun sait depuis le début.
Néanmoins, j’ose espérer qu’une sollicitation, venant d’un organisme connu et apprécié, constitue un nouvel appui et l’espoir d’une solution proche.
On croise les doigts.
Horion-Hozémont, terrain de manoeuvres des pompiers!


Sur ce site, nous nous sommes déjà plaints qu’Horion-Hozémont soit devenu un terrain de manœuvres des Services d’Incendie de la région. Avec ses maisons sinistrées et ses dépôts d’immondices, notre « beau » village ne connaît-il pas suffisamment de nuisances que pour y ajouter encore celle de terre de manœuvres des pompiers ?
Il est devenu courant, en effet, de voir des camions rouges envahir l’avenue des Acacias, des hommes du feu s’agiter autour des maisons sinistrées, bloquer une partie de la chaussée, dérouler les lances d’incendie jusqu’à la bouche d’eau la plus proche…
Comme on l’a déjà dit, nous ne contestons pas le bien-fondé de ce type d’exercices, mais fallait-il encore que cela se passe chez nous ?
« Ras-le-bol ! », disent les riverains. « Allez vous exercer ailleurs ! Les terrains vagues avec maisons sinistrées mais isolées ne manquent pas à proximité. Pourquoi toujours chez nous, dans cette avenue particulièrement fréquentée entre Lexhy et Flémalle… et dans le voisinage immédiat de maisons toujours habitées ? N’avons-nous pas assez donné ?»
La police entre – enfin !- en action
Selon « notre envoyé spécial » dans le quartier de Rouvroi, la police s’active enfin dans le quartier susmentionné, lieu de prédilection pour des dépôts clandestins. Des noms et des adresses sont relevés par l’équipe chargée de la surveillance. Des numéros de plaques minéralogiques sont notés. Des personnes suspectées de dépôts ou de vols dans les maisons abandonnées sont interrogées et leurs noms communiqués à un fichier central. Bref, un dispositif de surveillance efficace est - enfin! - mis en place et on peut espérer qu’il mette fin rapidement à ces dépôts
scandaleux de déchets de toutes espèces.
Notre collaborateur occasionnel nous confirme aussi que les travaux de démolition se poursuivent dans la rue Pierre Boveroulle. Mais il semblerait que l’entrepreneur n’ait reçu mission de démolir qu’une partie des maisons et non les autres, pourtant aussi délabrées.
En effet, cela paraissait trop simple. Kafka est toujours parmi nous. Comme on dit familièrement, “on n’est pas encore sorti de l’auberge !”.
C’est reparti!
On croyait que la phase « évacuation des immondices », dont nous clamions l’urgence, allait précéder celle de la poursuite des démolitions. Et bien non !
Les riverains de Fontaine ont eu la surprise de voir à l’œuvre, ce mardi, l’entreprise Castagnetti, au coin de la rue Pierre Boveroulle et de l’avenue des Acacias.
Doux spectacle que cette pelle mécanique attaquant avec entrain la maison sise au coin de ces rues. Aujourd’hui, il n’en reste plus grand chose, hormis un amas de béton et de gravats qui vont sans doute être évacués rapidement.
Les promesses de la SOWAER sont donc en cours de réalisation. Nous ne pouvons que la remercier et l’en féliciter. Nous espérons, bien entendu, que les travaux si bien entamés vont suivre à un rythme raisonnable et que les maisons sinistrées ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir.
Nous profitons de cette belle initiative pour inviter la commune à faire, elle aussi, le geste nécessaire, et de procéder à l’évacuation des immondices dans les quartiers pollués.
L’efficacité de nos élus
Dimanche était un grand jour. Je veux évoquer, bien entendu, les élections qui nous ont permis de “désigner” députés et sénateurs.
Quelle que soit l’opinion politique de chacun, ce jour d’élection l’amène sans doute à se poser la question de l’efficacité de nos édiles dans la gestion publique de nos intérêts. Une question qui préoccupe présentement des centaines d’habitants de notre commune, Horion-Hozémont, semblera sans doute triviale à la plupart de nos élus : quand allons-nous être débarrassés de la crasse qui envahit nos terres et nos rues, quand allons-nous retrouver un environnement digne et respectueux de ses habitants ?
Malgré la multiplicité de nos institutions (ou peut-être à cause d’elles ? ), malgré les multiples lois et règlements de notre état démocratique (ou peut-être à cause d’eux ?), plus aucun responsable politique n’est capable de poser des gestes simples comme, en l’occurrence, nettoyer des rues ou abattre rapidement des maisons qui dénaturent notre paysage.
Messieurs, revenez sur terre !
Comble et paradoxe d’une nation qui s’est battue pour se libérer du joug de l’étranger, pour acquérir des droits pour ses citoyens, pour élaborer d’ambitieux programmes comme ceux que nous avons encore entendus ces dernières semaines …et qui se trouve incapable de balayer devant sa porte.
Messieurs les politiques, revenez sur terre ! Nous n’avons que faire de vos luttes intestines qui alimentent les débats télévisés ou les discours dans l’hémicycle. Nous ne nous préoccupons pas de vos attributions, de vos compétences respectives, ni de vos frilosités institutionnelles. Nous avons des problèmes concrets, décrits ici mille fois. Des centaines de pétitions vous demandent de les résoudre. Nous crions à l’aide.
Alors ne faites pas la sourde oreille !


